Autour de High school
de Frederick Wiseman

Documents d'études pour la spécialité cinéma
du lycée Jean Vigo Millau. Joëlle compère
Questionnements
  • Un cinéaste au travail "Mes films, des reality fictions". /"Mes films sont plus romanesques que journalistiques. Ils amènent le spectateur dans l'évènement. Il est au centre de chaque séquence et donc au centre du film, au milieu des gens qui se parlent entre eux. Si tout marche bien, le spectateur a assez d’informations pour comprendre ce qu'il se passe et il n'y a pas de barrière entre le spectateur et le sujet du film".
  • Réception et public. A propos de l'interdiction de projection dans la ville de Philadelphie, Wiseman remarque "C'est un cas typique: ils aiment, d'abord, et ne protestent que lorsqu'on parle mal d'eux dans la presse."
Sur le plan cinématographique, les années 1960 sont marquées par la fin du système de studio hollywoodien. Dès 1966, le code de censure Hays est réécrit, puis définitivement abandonné en 1968. Une autre forme de production se met en place, qu’on appellera plus tard le « Nouvel Hollywood », nourri par la contre-culture. Comme en Europe, ce nouveau cinéma se définit par une approche plus documentaire de la réalité, une complexité que l’école américaine du cinéma direct avait su mettre en avant dès le début des années 1960.

Films sortis en 1967 ICI
La contre-culture popularisée par le mouvement hippie - Émancipation générationnelle - Réseau Canopé
La Beat Generation
ouvre la voie
Aux États-Unis, émerge, dès les années 1950, la Beat Generation, qui désigne un groupe de poètes et d’artistes dont les aspirations sont en rupture avec les valeurs morales et idéologiques de leur temps. Ses figures de proue sont Allen Ginsberg, Neal Cassady, William S. Burroughs et Jack Kerouac, célèbre pour son ouvrage Sur la route, dont le manuscrit est tapé sur un rouleau continu de machine à écrire, devenant métaphoriquement la route que prennent ces personnages faisant le choix de la marginalité et s’opposant à l’idéologie du travail et de la famille. Au cinéma, James Dean dans Rebel Without a Cause [La Fureur de vivre] (1955) est devenu l’archétype de cette génération pour le grand public : un jeune homme de la classe moyenne supérieure, beau et séduisant, qui, en dépit de toutes ses qualités et d’un avenir prometteur, s’ennuie. Le cinéma des années 1950 est marqué par des figures nouvelles de jeunes hommes (il leur manque souvent, hélas, leur pendant féminin) caractérisées par leur révolte et leur absence d’engagement.
Le personnage de Johnny Strabler (Marlon Brando) dans The Wild One [L’Équipée sauvage] incarne, en 1953, la même rébellion sans objet : lorsqu’on lui demande à quoi il s’oppose, contre quoi il se révolte, il se contente de répondre « what have you got? », stance d’opposition systématique et nihiliste, réplique cool par excellence pour toute une génération.
Original link
Les années 1960 constituent la période où la musique contestataire s’affirme, avec Bob Dylan, Joan Baez ou Leonard Cohen. En effet, la jeunesse, comme nouvelle catégorie sociale apparue au milieu des années 1950, s’impose dans la décennie suivante avec l’arrivée à l’âge adulte des enfants de l’après-guerre. C’est par elle qu’une contre-culture se développe. Succédant au rock’n’roll des années 1950 et précédant le mouvement hippie, qui prend son essor après le Summer of Love (en français : « Été de l’amour ») de San Francisco en 1967, le courant musical dominant des années 1960 est la pop musique. Les concerts géants deviennent des lieux de rassemblements festifs et politiques (Monterey en 1967, Woodstock en 1969, l’île de Wight en 1970).
Chansons dans le film

The Dock of The Bay (1968), dernier titre enregistré par Otis Redding avant son accident à bord de son bimoteur, le 10 décembre 1967. C’est la seule occurrence d’une mélodie fredonnée au générique dans le cinéma de Wiseman
Paroles ICI

Simon Says (1968) du groupe 1910 Fruitgum Company qui accompagne une séance de gymnastique.
Paroles ICI

The Dangling Conversation (1966) de Simon & Garfunkel, qui est étudiée en cours d’anglais.
Paroles ICi

En passant : Mrs Robinson dans The Gratuate (Le lauréat) de Mike Nichols, 1967