Atelier d'écriture Base Arts
Rue Lauret - Millau
Documents des ateliers
Découvrons Les caractères de De La Bruyère

 
Sylvie, en cherchant une illustration pour ton personnage, je découvre que c'est une ultracrépidaniste !

Qu'est-ce que l’ultracrépidarianisme ? Merci d'avoir posé la question ! Un ultracrépidarien, c’est cette personne qui donne son avis sur tout mais sans, toujours, avoir de connaissances ou de compétences sur les sujets dont elle parle. Un comportement que l’on peut rapprocher du biais cognitif appelé lui, l’effet Dunning-Kruger en psychologie, une surconfiance en soi où les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence. Où est né ce fameux terme ? Le terme ultracrepidarian a été utilisé pour la première fois en 1819 par l'essayiste William Hazlitt dans une lettre ouverte au critique littéraire William Gifford. Son étymologie est relative à la locution latine Sutor, ne supra crepidam signifiant littéralement "cordonnier, pas plus haut que la chaussure". En français, cette locution est apparentée à l’expression populaire "chacun son métier et les vaches seront bien gardées" ! En France, est quelqu’un que l’on peut qualifier d’ultracrepidarien tellement il a défrayé récemment la chronique. Stéphane Bourgoin était considéré pendant des décennies comme le grand expert français des serials killers, occupant plateaux médiatiques et publiant livre sur livre. Il s’avère être un serial menteur ! Il a été démasqué et a fini par l’admettre.


Pour rester sur le thème, j'ai pensé à ce livre :

Irréfutable essai de successologie
de Lydie Salvayre

«Ce qui m'est insupportable, ce sont les faux vertueux qui donnent des leçons de morale».

Interview ICI
Celle Qui Celui Qui






« Si j'étais écrivain et mort, comme j'aimerais que ma vie se réduisît, par les soins d'un biographe amical et désinvolte, à quelques détails, à quelques goûts, à quelques inflexions, disons des «biographèmes » dont la distinction et la mobilité pourraient voyager hors de tout destin et venir toucher, à la manière des atomes épicuriens, quelque corps futur, promis à la même dispersion ; une vie « trouée », en somme ».
Sade,Fourier, Loyola, O. C., tome III, p. 1045.