Sous les toits à la Saint Jean
J’ai remarqué qu’elle avait mis un kaki sur le rebord de sa fenêtre. Elle m’a dit j’ai hâte de le manger. C’était bon signe.
Son studio était au sixième étage, elle y habitait depuis quelques mois , jeune ce balcon du ciel l’avait attirée. Elle se voyait oiseau, libre,une envolée presque à la Mary Poppins.
Soudain on frappa à la porte …ce ne peut être mon cher voisin du premier, trop haut pour lui !
Mais à part nous deux personnes d’autre dans l’immeuble !
Elle ouvrit, un homme sans âge la dévisageait, il tenait un kaki dans sa main droite, la gauche était dans sa poche : drôle de boursouflure - drôle d’individu !!
Pourquoi me regarde-t-il ainsi, me connait t’il ? son front était couvert de sueur qui goûtait jusqu’à ses lèvres .
Elle est bien jolie cette petite, seulette dans son étage, va-t-elle me faire entrer ?
Un kaki de la part de votre voisin du bas, qui vient de partir, ça vous en fera deux sur le rebord de votre fenêtre.
Comment peut-il s’avoir ? certaine ,incertaine elle le dévisageait , le faire entrer ,l’éconduire ? et ce kaki elle le prend, merci, sa main bouge dans sa poche, sa tête dodeline et ce regard ses yeux qui vous fouillent
Elle va fermer la porte, la claquer …il l’a cale de son pied avec force ,elle recule, il entre ; s’approche de la fenêtre touche le kaki et de sa poche sort un chiffon de tissu : un mouchoir dont il éponge son front.
Au plafond une araignée tisse sa toile(araignée du soir espoir !)
Il s’asseoit et si on les goûtait ces kakis….j’ai soif, elle lui tend un verre d’eau et avance une chaise …
Je m’appelle Philémon , je sui le couvreur, le réparateur des toits, le ramoneur de cheminée , le marchand de bonheur (un prince charmant se dit elle ).
Le temps passa , il revint et revint et ainsi naquit l’histoire d’amour du ramoneur et de sa petite bergère, tout là haut prés des moutons du ciel des toits « encheminés » en ce jour de la Saint Jean.
Elle avait envoyé une carte postale à mon adresse londonienne : « bisous estivaux de fil et moi ».
Les mots à inclure :incertaine,dodeline,plafond, envolée
L’autruche à l’eau
Écrire un texte avec une phrase de début et de fin imposées.
Pendant l’écriture, nous tirons quatre mots d’un des livres présents dans l’atelier.
Récit à la troisième personne.
Un élément étrange apparaît très vite qui va décider votre personnage à faire une folie, une erreur.
Un deuxième personnage apparaîtra, ambigu, veut-il l’aider ? La trahir ? … Pour créer cette ambiguïté, vous intégrerez des pensées intérieures des deux personnages.
Début :
« J’ai remarqué qu’elle avait mis un kaki sur le rebord de sa fenêtre. Elle m’a dit qu’elle avait hâte de le manger. C’était bon signe. Son studio était au sixième étage. »
Fin :
« Elle avait envoyé une carte postale à mon adresse londonienne.
Bisous estivaux de fil et moi. »
Citations tirées de : Une année à Paris - Avec Gertrude Stein de Deborah Levy (2026)